| MANIFESTATIONS A LA PLACE DE L'INDEPENDANCE |
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| Cheikh Bamba Dièye et Idy maintiennent la pression |
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| Publié le 22/02/2012 | 03H25 GMT par Racky LY
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Les forces de l'ordre ont dispersé avec des gaz lacrymogènes des opposants qui voulaient se rendre place de l'Indépendance, hier, mardi 21 février, où devait se tenir une manifestation du M23, interdite par les autorités.
La violence a été évitée par la police hier, mardi 21 février dans l'après midi. Le candidat et leader du Front pour le Socialisme et la Démocratie/Bennoo Jubbel (Fsd/bj), Cheikh Bamba Dièye qui a initié la manifestation à la place de l'Indépendance a été arrêté par la police et puis relâché quelque minutes après. |
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Arrivé seul sur les lieux aux environs de 18 heures, le maire de Saint-Louis est passé par l'avenue Hassan II (ex-Albert Sarrault).
Il a fait un petit discours avant que les forces de l'ordre ne le convoquent pour le sommer de quitter les lieux illico.
«On ne peut pas accepter que les gens viennent nous molester, nous priver de notre liberté. Je suis arrivé sur cette place et tant que je vivrai, je resterai sur cette place. Ils (les policiers, Ndlr) ont tiré sur mon garde du corps. Il est blessé à la main. Il est dans une clinique. Le Sénégal a besoin de démocratie, de paix, de justice», a déclaré à la presse Cheikh Bamba Dièye.
Et de poursuivre : «il n'est pas question de marcher aujourd'hui sur des cadavres comme le souhaite le président sortant Wade». Selon lui, «c'est vraiment regrettable ce qui se passe dans notre pays. Je veux que tout le monde sache que le Sénégal est un pays de démocratie, un pays de paix, mais, pas un pays où l'on possède des armes pour massacrer des citoyens».
Puis, la tension monte d'un cran. Le leader du Fsd/bj va toutefois, peser de tout son poids pour que cela ne dégénère pas.
Avant de quitter les lieux, le candidat à la présidentielle 2012, a invité la population à marcher ce mercredi encore à la place de l'Indépendance pour faire renoncer au président Wade à un troisième mandat consécutif.
Il a promis d'être à la tête de la manifestation.
«Wade dégage ! Ousmane Ngom assassin !»
A quelques mètres de la Place de l'Indépendance, l'avenue Georges-Pompidou. Ici, des journalistes assistaient à un face-à-face tendu entre des policiers et les manifestants des cortèges conduits par Idrissa Seck, candidat à la présidentielle de ce dimanche et l'artiste, Youssou Ndour, président du mouvement citoyen «Fekke Ma Ci Bole». Chacune de ces deux personnalités, étaient dans sa voiture, a reçu des applaudissements nourris et appuyés de la foule.
Entourés de quelques centaines de personnes scandant des slogans hostiles au Chef de l'Etat et à son ministre de l'Intérieur. «Ousmane Ngom, assassin ! Ousmane Ngom, malfaiteur !». «Wade, dégage ! Wade, va-t-en! ».
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