| TRANSPORT A LOUGA |
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| Jakarta, hypo-mobiles, taxis et clandos se disputent la chaussée |
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| Publié le 10/02/2012 | 03H04 GMT par Bacary DABO
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| Le dynamisme du secteur du transport à Louga est caractérisé par un méli-mélo indescriptible. La compétition qui met au prise taxis, clandos, véhicules hypo-mobiles et moto Jakarta, cache difficilement le mal-vivre des acteurs qui ruminent leurs difficultés dans la dignité. |
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(Envoyé spécial) – La ville de Louga grouille au rythme des moyens de transport. Le premier visiteur qui débarque à la gare routière cède facilement au dicta des motos Jakarta, voitures hypo-mobiles, taxis et autres clandos. Ces moyens de déplacements font parti du décor de la ville qui peine à se départir de ses nuages de poussière.
El Hadji Thierno Diop, conseiller municipal, par ailleurs, Président de la Commission Equipement, Assainissement et Transport de renseigner que le secteur du transport dans la ville de Louga compte près de 700 véhicules hypo-mobiles immatriculés. Un type de transport qui, à en croire ce « vieux routier », est composé de calèches, entrées dans la danse depuis deux à trois ans. M. Diop renseigne que ces charrettes qui quittent la bande périphérique de la commune pour alimenter les marchés, les foirails ont une capacité autorisée de dix personnes. « C’est un nouveau type de transport qui a surgi mais qui commence à prendre une ampleur parce qu’on dénombre déjà plus de 100 ».
En plus de cela, a-t-il ajouté, « nous avons depuis deux ans le transport par motos Jakarta. C’est un phénomène qui nous a surpris et on en décompte environ 400 unités ».
Dans ce magma de moyens de transport, M Diop y greffe les cars de transport communément appelé « Ndiaga Ndiaye » qui font dans le transport interurbain, c’est-à-dire la ville, la périphérie et les villages limitrophes de Louga.
Quand les conducteurs des motos Jarkarta rient…
Si le secteur du transport reflète un dynamisme certains à Louga, il semble être diversement vécu par des chauffeurs rencontrés dans les principales artères de la ville. C’est à l’image de Coumba Ndoféne Diouf, conducteur de Jakarta trouvé stationné devant la mairie attendant avec impatience un client. Agé de 30 ans et habitant au quartier Louga Montagne, ce jeune homme affirme conduire depuis un an sa moto Jakarta « que j’ai acheté à 400 mille F Cfa ». A son avis, « Le transport par Jakarta marche bien à Louga. Les gens y trouvent leur compte parce que les tarifs sont abordables et nous aussi on ne se plein pas ». A l’en croire, les tarifs pour le transport par Jakarta varient entre 200 et 300 F Cfa, selon la distance. « On peut avoir un chiffre d’affaires de 5 à 7 mille F Cfa par jour (de 8 à 23 h). Ce qui me permet de résoudre mes problèmes mais aussi d’épargner un peu. D’ailleurs, je peux dire actuellement j’ai réalisé un retour sur investissement ».
Même son de cloche chez Pape Ndiaye, 22 ans et habitant le même quartier. Evoluant dans ce secteur depuis quatre mois, Pape Ndiaye affirme avoir payé sa moto de deuxième main à 300 mille F Cfa. Selon lui, « Si ça marche je peux me retrouver avec 5000 F Cfa la journée en plus du prix du carburant. Chaque jour je dépense 1500 à 2000 F Cfa pour le carburant. Quand ça ne tourne pas trop, on peut se retrouver avec 2000 F Cfa de recette par jour, c’est-à-dire juste le prix du carburant. Il faut aussi noter qu’on peut avoir une course aller-retour sur Saint-Louis que nous taxons à 6000 F Cfa, 3000 F Cfa pour Guéwoul, 3500 à 4000 F Cfa pour Kébémer ».
Si le sous-secteur des motos Jakarta affiche la satisfaction, ces acteurs ont toutefois relevé certains griefs qui handicapent leur niche. Coumba Ndoféne Diouf pense que l’absence de tarif fixe et la concurrence des hypo-moteurs jouent beaucoup en leur défaveur. Un bémol, d’après lui, pourrait être apporté à cette situation si la municipalité réglemente le secteur en mettant des gardes fous.
A cela son homologue Pape Ndiaye a pointé du doigt l’âge des conducteurs qui, selon lui, serait la cause des multiples accidents. «On aimerait que la mairie mette des règles pour exiger un âge pour la conduite mais aussi il nous faut un formateur qui puisse aider les conducteurs des motos Jakarta à avoir une connaissance du code de la route ».
…charretiers et taximan en pleure
Il est indéniable aujourd’hui de constater à Louga que le transport à l’intérieur de la ville est dominé par les motos Jakartas qui font la pluie et le beau temps. Ils se sont emparés des passagers jeunes et de presque toutes les catégories sociales compte tenu de l’accessibilité de leur tarif. Ce qui n’est pas du goût des autres acteurs avec qui ils partagent la chaussée.
Yatma Lô, chauffeur d’hypo-moteur qui met en bandoulière ses quatre années d’expérience prend avec philosophie sa situation peu enviable. De l’avis de cet homme à l’aise dans ses boubous en haillon, trouvé stationné derrière la mairie, un chauffeur d’hypo-moteur doit fonctionner entre le petit matin et 14 heures pour permettre au cheval de se reposer. Ce qui « diminue notre possibilité de gagner de l’argent », s’est-il désolé. « Si on fait une bonne affaire dans la journée on prévoit la ration de l’animal qui consomme du mil, du maïs et de la paille d’arachide ». Parfois, a-t-il souligné, « à la fin de la journée, on se retrouve juste avec le prix de la ration du cheval qui consomme un sac de paille de 2500 F Cfa tous les deux jours, cinq kilogrammes de mil par jour à raison de 225 F Cfa le kilogramme ».
Pour Ngagne Lô, 35 ans, ancien commerçant qui, depuis trois ans, est dans la conduite de calèche, il fait savoir : « Généralement, entre 9 h et 14 h, je peux me retrouver avec trois mille F Cfa mais on s’en sort difficilement avec les 3000 F Cfa de taxe que nous payons tous les mois à la mairie. On aimerait que cela soit revu à la baisse ». La situation semble plus carabinée pour les chauffeurs de taxi. Non loin de la mairie qui semble être le carrefour des lougatois, à quelques encablures du Centre Oumar Bongo, étaient stationnés cinq taxis jaunes noirs. Les conducteurs palabraient tranquillement. Le premier à vouloir répondre à nos questions, Pape Guèye, âgé de 33 ans, chauffeur de taxi depuis 2005 et habitant au quartier Artillerie (Althiérie) de Louga lâche : « L’activité du transport est difficile pour nous chauffeurs de taxis car on est entre le marteau de la cherté du prix du carburant et l’enclume de la concurrence déloyale des motos Jakarta et des charrettes qui s’emparent de la clientèle jeune, des vendeurs et autres personnes qui s’activent autour des marchés ». A cela il a ajouté le bas niveau des tarifs appliqués, l’inorganisation du secteur avec les clandos… « La preuve, c’est là vous nous avez trouvés scotcher sous cet arbre guettant le moindre client ». Ce qui nous épargne un peu de la concurrence, a-t-il ajouté avec espoir « c’est que nous avons une partie de notre clientèle, notamment les personnes du troisième âge qui nous sont spécifiques car ne prenant jamais les Jakartas et autres calèches. Il y a également des « personnes étrangères » de passage à Louga ».
Avec un visage bien cadré dans ses lunettes aux montures de couleurs mauves, Pape Guèye renseigne que le tarif des taxis est de 600F Cfa et passe à 800 F Cfa à partir de minuit. Malheureusement, s’est-il désolé, « les clients ne font pas le distinguo entre les horaires car ils veulent toujours payer moins. Même les 600 F Cfa ce n’est que formel car dans la réalité ils te paient 500 F Cfa et nous sommes obligés de l’accepter quelle que soit la distance ou l’état de la zone de destination qui est souvent sablonneuse ». A l’en croire, «Même les clients qui te prennent en location pour aller à Saint-Louis n’acceptent plus de payer le prix normal. Ils te proposent entre 10 à 12 mille alors que nos véhicules dont la plupart sont de marque Peugeot 505 consomment trop de carburant ». Il laisse croire que « si les choses marchent on peut se retrouver avec huit mille F Cfa par jour en plus du prix du carburant mais au cas échéant on ne réalise pas plus de 4000 F Cfa qui sont directement reversés au propriétaire de la voiture ».
En plus des problèmes évoqués, ce chauffeur de taxi juge la taxe municipale de 3000 F Cfa qui leur est imposée « trop élevée » et le coût de l’assurance « exorbitant ». Avant de se désoler : « on nous demande beaucoup alors qu’à Louga les choses ne marchent pas comme on le croit. On ne réalise de bonnes affaires qu’en période de fêtes comme la tabaski, le Magal de Touba, les Gamous de Tivaouane et Ndiassane… »
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| Commentaires
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Posté par allemandet, 2012-02-27T20:03:04+00:00 |
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bonsoir voila jabite en france et jaimerai ofrire a mon peti frer un diakata pour roulai a thies vous en pense quoi sa pourais marchais meeci de me lire |
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