| FACE AU NOMBREUX REJET OU SUSPENSION DES DECAISSEMENTS AU SENEGAL |
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| L’impératif de réduire les délais des rapports d’audit |
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| Publié le 27/01/2012 | 01H41 GMT par Bacary DABO
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| Si la situation globale du portefeuille des projets que la Banque africaine de développement (Bad) finance au Sénégal se porte bien, les délais de réalisation des rapports d’audits qui seraient à l’origine du nombre élevé de rejets ou suspension des décaissements, préoccupent les autorités. La partie sénégalaise invite le donateur à à une concertation autour de cette question. |
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Malgré l’amélioration notée sur le portefeuille des projets financés par la Banque africaine de développement (Bad) au Sénégal, des efforts restent encore à fournir notamment sur la question des audits. Le ministre d’Etat, Ministre de l’Economie et des Finance, Abdoulaye Diop qui l’a soulevé le mercredi 25 janvier dernier, lors de la revue conjointe Sénégal-Bad, à Dakar, a fait savoir que le non dépôt à date échue des rapports d’audit constitue « une cause de suspension des décaissements. » Or, a estimé M. Diop, « les longs délais enregistrés dans leur réalisation ne favorisent pas leur dépôt à temps en raison notamment des multiples rejets dont ils font fréquemment l’objet ».
Devant cette situation, le ministre a estimé qu’il convient d’engager une concertation entre les acteurs de la chaîne de l’audit des projets sur les causes des rejets afin de proposer des solutions qui devraient être immédiatement appliquées. Selon lui, l’atelier de formation sur les audits qui sera organisé à l’intention des responsables de projets le 26 janvier (ndlr : hier jeudi) vient à son heure. Il faut noter que la Bad a placé la question des audits internes et externes dans les défis que Sénégal doit relever. A cela s’ajoute la nécessaire culture de reddition, du suivi-évaluation axé sur les résultats mais aussi de veiller à l’appropriation des résultats par les équipes de projets.
Cette situation cache mal les avancées notées dans le cadre de la coopération entre les deux parties. La représentante résidente régionale du Groupe de la Banque africaine de développement a indiqué que le portefeuille actuel de la Bad au Sénégal compte 10 opérations pour le guichet public représentant au 31 décembre 2011 un montant d’engagements nets de plus de 182 millions d’UC, soit environ 142 milliards de FCfa. Mme Leila Mokaddem a souligné que le secteur des infrastructures est majoritaire avec 29,9% suivi du secteur rural 23,4%, du secteur de l’eau et assainissement 17.6%, de l’appui aux réformes économiques 14.8% et du secteur social 14.3%.
Concernant les activités du guichet du secteur privé, Mme Mokaddem a relevé que le total des engagements guichet public et guichet privé s’établit à 337 millions d’UC soit près de 263 milliards de FCfa. Au niveau régional, a-t-elle ajouté, le Sénégal bénéficie de neuf opérations multinationales pour un montant cumulé de 179 millions d’UC en décembre 2011, essentiellement financées sur le guichet du Fonds africain de développement (Fad).
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