CONTRE LA CANDIDATURE DE ABDOULAYE WADE
Le M23 met le feu sur Dakar
Publié le 18/02/2012 | 04H44 GMT par Denise ZAROUR MEDANG
 
Des sénégalais ont vécu un vendredi noir, hier principalement dans la capitale, Dakar, avec la manifestation forcée du mouvement des forces vives du 23 juin. Prévue à la place de l'Indépendance après la prière de 14 heures, la rencontre a dégénéré avec des accrochages entre policiers et populations.
 
La place de l'Indépendance n'a pas été le théâtre de manifestation de l'opposition. Cette dernière a été quadrillée par la police qui a vidé les lieux avec un lourd dispositif sécuritaire.  Les leaders qui se sont retrouvés aux hôtels Pulman et Croix Sud, ont cherché à braver l'interdiction préfectorale. La foule qui n'a pas pu accéder au site, a pris d'assaut les différentes artères de la ville. De petits groupes ont commencé à se constituer et des stratégies mises en place. L'Avenue Ponty va accueillir les premières lacrymogènes. Les explosions tonnent de partout. La fumée pollue l'air et disperse les foules qui cherchent refuge chez les riverains.   Les manifestants ripostent avec les moyens du bord. Pierres, poubelles, rien n'est laissé en rade pour s'opposer aux forces de l'ordre.

Devant l'entêtement du M23, à rejoindre la place de l'Indépendance, la police multiplie les ripostes. Les lacrymogènes explosent de partout. La chasse à l'homme est lancée dans les différentes artères de la capitale. Les protestataires contre la candidature de Abdoulaye Wade mettent du feu dans chaque intersection du centre ville. Toutes les ruelles sont assiégées. La police a du mal à se faufiler dans certains  angles de Dakar.  Le marché Sandaga rend également difficile le travail de la sécurité.

Certains marchands ferment boutiques et cantines. D'autres, plus «courageux» vaquent à leurs activités tout en étant attentif au déroulement des manifestants qui se déploient sous leurs yeux. La tension reste vive partout et même au alentours de la ville. Les manifestants multiplient les tentatives et essaient de tenir en échec les forces de sécuritaire. Au niveau du Rond Point Sandaga, les étables des vendeurs ont été utilisés pour ralentir la circulation et retarder l'intervention de la police. Les quatre axes sous le contrôle des manifestants qui ont trouvé des masques pour contrecarrer les lacrymogènes.

Zawiya El Hadji Malick Sy attaquée


La mosquée Zawiya El Hadji Malick Sy a été le théâtre d'accrochage entre les forces de l'ordre et les fidèles venus s'acquitter de leur devoir religieux. Une situation causée par une grenade lacrymogène qui est tombée dans l'enceinte du lieu de culte et qui a blessé un vieux d'une soixantaine d'année.

La police devant les faits accomplis, a baissé la garde devant la colère des fidèles. Ce qui a accentué les manifestations.
La situation s'est envenimée.  Des fidèles furieux, ont ainsi pris leurs nattes, pour les mettre dehors afin d'exécuter la prière pour le départ de Wade du pouvoir. Chapelets, récital de Coran, rien n'a été laissé en rade pour manifester la désapprobation.  

Les forces de sécurité après plusieurs tentatives pacifiques pour libérer la voirie, on fini par utiliser des lacrymogènes. La situation dégénère !

C'est à cet instant que des chefs religieux tidianes sont venus pour apaiser la tension. Un des fidèles témoigne : "les grenades lacrymogène nous ont trouvé juste là où nous étions. On a enregistré des blessés et des évanouissements. Et c'est une personne de troisième âge qui en a payé les frais malheureusement. Une situation que nous déplorons".  
Et un autre de renchérir «le gouvernement a touché le fond. Trop c'est trop ! Si les forces de l'ordre s'en prennent aujourd'hui aux lieux de cultes, il y a lieu de s'interroger et de manifester pour dire :plus  jamais plus ça !"
Les échafaudés se sont poursuivis juste tard dans la nuit.


BILAN D'UNE CHAUDE SOIREE

Evanouissements, déboitements, blessés


Le bilan de la manifestation du M23 a été très lourd du coté des manifestants. Beaucoup de blessés ont été notés. Certains ont eu quelques égratignures au moment où ils déviaient les obstacles. D'autres moins chanceux se sont retrouvés avec des orteils cassés, des déboitements. Des cas d'évanouissements ont été plus visibles et beaucoup des confrères ne s'y sont pas échappés.   La croix rouge et les autres éléments de la santé ont été très présents dans les lieux.  Du coté des forces de l'ordre, un blessé grave a été acheminé à l'hôpital principal et un autre  moins grave, resté au soin à bord de la voiture. Aucun cas de décès n'a été signalé.
 
 
Commentaires (5)
Posté par mamadou, 2012-02-18T08:19:57+00:00  
C'est la faute aux blancs.
Posté par antoine, 2012-02-18T08:32:35+00:00  
l'oppression du peuple par un mégalomane à vécue, mais avoir la liberté c'est bien, savoir s'en servir, cela s'apprend !

alain antoine
Posté par cordier renée, 2012-02-18T10:32:23+00:00  
Savoir ce qui se passe chez mes amis de Dakar
Posté par sékou, 2012-02-19T11:41:26+00:00  
Mamadou, qu'est ce que cela signifie : "c'est la faute aux blancs". C'est irresponsable d'écrire cela et totalement idiot. Ce n'est pas en faisant porter la faute aux autres, en l'occurrence les toubabs, que l'on s'en sortira. le problème en l'état n'a rien avoir avec l'occident. C'est un probléme de démocratie intérieure et de respect mutuel et réciproque des règles démocratique !
Posté par Faye Hassan, 2012-02-19T21:16:37+00:00  
MILITONS POUR UN SENEGAL PLUS JUSTE
Nous ne pouvons plus ignorer la situation qui prévaut actuellement au Sénégal. Arrêtons de minimiser les choses ; l'heure est grave et le point de non retour est atteint. Au Sénégal, actuellement, les gens sont persécutés ; la liberté de déplacement et de manifestation des hommes politiques et des partisans de la Démocratie, qui œuvrent pour un Sénégal plus juste, est bafouée. Des musulmans ont même été violentés, malmenés et humiliés, dans leur lieu de culte. Les policiers, instrumentalisés, dressés à victimiser leurs compatriotes, empêchent toute expression libre de la Démocratie, notamment à l'encontre de certains candidats pour les élections présidentielles de 2012, candidats dont, rappelons le, leur candidature ne souffre d'aucune contestation. Devant une telle situation, chaque citoyen du Sénégal, qu'il soit de l'intérieur ou de la Diaspora, se doit, par tous les moyens, prévus la Loi et la Constitution, de combattre les dérives actuelles du Pouvoir, car Démocratie rime avec expression et manifestation. Et nous n'accepterons aucun recul aux temps immémoriaux, une fois avoir gouté à la liberté d'expression, à la Démocratie dans toute sa grandeur et splendeur. Alors Sénégalais et Sénégalaises, mobilisons-nous car l'heure est grave. Et si rien n'est fait pour montrer au Pouvoir, en place, que le Sénégal est une entité plurielle, que la Constitution ne doit pas être interprétée à des fins politiques, qu'aucun citoyen ne peut être au dessus de la loi, que les criminels doivent être sanctionnés à la mesure de leurs crimes, que les richesses doivent êtres partagées de façon juste et équitable, que les lieux de culte sont sacrés et qu'ils ne ne doivent être, en aucun cas, profanés, que les Sénégalais souffrent et qu'ils sont au bord du gouffre, que la jeunesse, en colère et désespérée, ne croit plus en une quelconque prise en charge de leurs préoccupations par les autorités étatiques, que les gens ont faim et en ont marre de vivre dans le noir, que le système éducatif est agonisant, alors, et seulement alors si rien n'est fait, nous n'aurons que nos yeux pour pleurer pour les cinq prochaines années à venir. Sénégalais et Sénégalaises, Mobilisons-nous pour un Sénégal plus Juste, dans son caractère pluriel, dans son amour pour la paix, la Justice, la Liberté et la Démocratie. WASSALAM
Faye Hassan

Poster un commentaire
  NOTE :
Cette section est modérée. Les textes ne sont publiés qu'après modération. SudOnline.sn se réserve le droit de rejeter tout commentaire ne respectant pas la ligne éditoriale.
 
 
    • Veuillez saisir votre nom
      Invalid format.Veuillez saisir votre adresse E-mail
      Veuillez saisir votre message
    • Security Code
      Le code est invalide
 
   
 
 
 
 
Dans la même rubrique  
310 943 CARTES D'ELECTEURS NON ENCORE RETIREES
L'abstention parasite le fichier
MEGA MEETING DE BENNOO AU STADE ME BABACAR SEYE
Macky Sall mobilise Saint-Louis
PALIMPSESTE
Wade s'en va ! (Weed Guis Bokk Ci)
CAMPAGNE POUR LE DEUXIEME TOUR DE LA PRESIDENTIELLE
Bara Tall se lâche
SECOND TOUR DE L'ELECTION PRESIDENTIELLE
Macky Sall envoie les seconds couteaux à Matam
ORIGINALITE DE LA PRESIDENTIELLE 2012
Fékké Maci Boolé consulte, embellit et divertit les Saint-Louisiens
BARA TALL
Quand Karim Wade fait «dérailler» le train
 
 
 
 
 
 
Informations Opinions Lettre d'informations
Actualité
Politique
Société
Economie
Social
Culture
Sports
International
Editorial
Chronique
Analyses
100 % Sud
Journal des internautes
Enregistrez - vous a notre newsletter
Veuillez saisir votre courriel
Sud Quotidien Amitié II x Bourguiba BP : 4130 DAKAR
Tél : (+221) 33 824 33 06 / (+221) 33 824 33 15 Fax : (+221) 33 824 33 22
Copyrights © Groupe Sud Communication. Droits reservés.
Conception: Dia'rt Technologies, Inc.