
La Société financière internationale (Ifc) a convié la presse le lundi 14 juin à un atelier de présentation sur les changements qu’elle compte apporter à sa politique et ses critères de durabilité au moment où des nouveaux enjeux environnementaux et sociaux affectent son contexte d’affaires. A cet effet, elle a précisé qu’elle intervenait au Sénégal dans plusieurs secteurs tels que le tourisme, l’énergie et la cimenterie. Sous ce rapport, la Sfi a injecté prés de 80 millions de dollars au Sénégal en 2009.
La Société financière internationale (Sfi) est dans une perspective de réviser ses standards de durabilité alors que les changements climatiques et autres enjeux sociaux et environnementaux changent le contexte opérationnel dans les marchés émergents. Cette assertion est de M. Greg Radford, directeur du département du développement environnemental et social de la Sfi.
« Les critères de performance de cette entité de la banque mondiale ont un impact positif sur la performance environnementale et sociale de ses clients, lesquels ultimement bénéficient l’environnement et les communautés », a précisé le spécialiste principal en environnement de la Sfi, Nicolas E. Flanders. M. Flanders d’ajouter que « les critères de performance sont les standards sous-jacents des Principes de l’Équateur, des standards volontaires pour déterminer, évaluer et gérer les risques sociaux et environnementaux des projets financés dans les marchés émergents ». Il a aussi précisé que le nombre d’institutions financières autour du monde ayant adopté les Principes de l’Équateur est passé de 45 en 2006 à 70 en 2010, dont plus de 17 provenant des marchés émergents, incluant plusieurs banques africaines.
C’est dans ce sens que la Sfi consulte des centaines de parties prenantes de tous les coins du monde sur le sujet depuis septembre 2009. Celles-ci incluent des représentants du milieu académique, des sociétés civiles, des communautés affectées par les projets de la Sfi, des clients, et des institutions financières. Selon le responsable de la communication du département développement environnemental et social de la Sfi,Katia Theriault, ces consultations ont pour but d’aider la Sfi à mieux gérer, par exemple, les changements climatiques, les droits humains, la participation des communautés, et l’accès à l’information.
A cet effet, la Sfi « rencontrera plus de trente parties prenantes de l’Afrique francophone à Dakar ce mardi 15 juin pour recueillir leurs perspectives sur les enjeux environnementaux et sociaux susceptibles d’influencer le milieu d’affaires en Afrique de l’ouest », a précisé Mme Theriault.
La Sfi est une institution du Groupe de la Banque mondiale, crée des opportunités pour permettre aux individus d’échapper à la pauvreté et d’améliorer leurs conditions de vie, a rappelé le directeur du département du développement environnemental et social. Selon cette institution favorise une croissance économique durable dans les pays en développement en promouvant l’expansion du secteur privé, en mobilisant des capitaux privés et en fournissant des services de conseil et d’atténuation des risques aux entreprises et aux administrations publiques, précisera t-il. C’est ainsi qu’il a estimé que : « Nos nouveaux investissements se sont chiffrés à 14,5 milliards de dollars pour l’exercice financier 2009, contribuant à attirer des capitaux dans les pays en développement durant la crise financière ».
(Stagiaire)