| FINALE DE LA CAN 2012 |
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| Un Renard dans le jardin des «Eléphants» |
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| Publié le 09/02/2012 | 00H42 GMT par Abdoulaye THIAM
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| Le remake de la finale de la Can de 1992 à Dakar au Sénégal n’aura pas lieu à Libreville. Le Ghana, archi-favori, a été éliminé contre toute attente par la Zambie, vainqueur (1-0) de la demi-finale disputée hier, à Bata. Encore un nouveau coup du Renard (Hervé) qui permet aux Chipolopolo de revivre une finale, 18 ans après celle de 1994. Ils vont affronter les Eléphants qui se sont imposé logiquement devant le Mali (1-0). |
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(Envoyé Spécial à Libreville) – Incroyable mais vrai ! La finale de la CAN 2012 va opposer la Côte d’Ivoire à la Zambie. Les Chipolopolo de Hervé Renard ont déjoué tous les pronostics en s’imposant (1-0) devant le Ghana donné archi-favori de la demi-finale disputée à Bata en Guinée-Equatoriale.
Littéralement dominée par le «Black Stars», la Zambie concède même un penalty dès la 8ème minute. Mais, le gardien du club sud-africain de Free State Stars, Mweene Kennedy a arrêté le tir de Asomoah Gyan. C’était là, le tournant du match ! Le signe annonciateur d’une surprise amère pour les Ghanéens qui jouaient déjà sans Agyemang-Badu ni Mensah (blessure jambe gauche).
Puisque contre toute attente, Emmanuel Mayuka, va briser le rêve ghanéen de jouer sa neuvième finale de l’histoire d’une coupe d’Afrique des nations.
La stérile domination du Black Stars finit par donner des ailes aux Boulets de cuivre, qui étaient plus frais physiquement comparés aux Ghanéens qui ont livré un match héroïque contre la Tunisie pendant 120 minutes en quarts de finale. Idéalement bien servi, l'attaquant des Young Boys Berne, entré à la pause, déclenche une frappe du droit qui heurte le poteau avant d’atterrir aux fonds des filets.
K.O debout, le Ghana ne s’en relèvera pas. D’autant plus qu’à la 82ème minute, Boateng, écope d’un deuxième carton rouge, synonyme d’une expulsion. Dépassé par les événements, le sélectionneur du Black Stars sort André Ayew.
Le Renard tient son coup. Après 1974 et 1994, le technicien français qui drague le Sénégal, offre à la Zambie la troisième finale de l’histoire.
Les Chipolopolo vont croiser ce dimanche, les Eléphants de la Côte d’Ivoire vainqueur (1-0) du Mali, grâce à un but inscrit à la 45ème minute de jeu par Gervinho.
Les «Aigles» n’arrivent pas vaincre le signe ivoirien
Les «Eléphants» ont encore pris le dessus sur les «Aigles». Mais cette énième victoire de la Côte d’Ivoire du Mali est très difficile à digérer puisqu’elle empêche aux poulains de Alain Giresse de vivre leur deuxième finale de coupe d’Afrique des nations après celle de 1972.
La bande à Didier Drogba archi favorite de cette 28ème édition a fait respecter son rang en engageant le match tambour battant. Le Capitaine de Eléphants s’illustre dés la 6ème minute en reprenant un coup de Yaya Touré. La balle touche le poteau puis la barre transversale. Le ballon d’or africain 2011, se signale à son tour 10 minutes plus tard. Là également, c’est le poteau qui va sauver Soumaïla Diakité.
Mais le héros d’hier soir allait être Gervinho. Alors qu’on s’acheminait vers la mi-temps (45ème minute), le feu-follet met dans le vent Ousmane Berthe et file vers les buts. Cédric Kanté estimant qu’il allait tenter de centrer pour Didier Drogba, tarde faire écran. La frappe croisée de l’ancien Lillois atterrit aux fonds de filets.
A la reprise, le Mali qui a créé une surprise en éliminant le pays hôte, le Gabon aux tirs au but, montre un autre visage. Mais, c’était insuffisant, surtout, avec les absences de Modibo Maïga (malade) et Abdou Traoré.
Comme en 1994, 2002, 2004, les «Aigles» du Mali s’arrêtent en demies. La Côte d’Ivoire, elle, va jouer sa 3ème finale, ce dimanche 12 février face à la Zambie. Elle reste la seule sélection à n’avoir encaissé le moindre but et à avoir gagné tous ses matches.
Abdoulaye THIAM
REACTIONS…REACTIONS…REACTIONS…
FRANÇOIS ZAHOUI, COACH DE LA COTE D’IVOIRE :
«Ce sera une belle finale»
«On s'attendait à un match très, très difficile. On a souffert au niveau des nerfs. Nous avons raté deux occasions, qui a redonné confiance au Mali. Nous avons ensuite montré des signes de nervosité. Mais dans l’ensemble, je suis vraiment fier de mes gars. Parce que le Mali n’était pas là par hasard. Il a quand même éliminé le pays hôte. Nous avions une grosse pression parce que nous sommes très attendus ici et au pays où on fonde beaucoup d’espoirs sur cette équipe surtout pour la réconciliation nationale. Nous sommes là pour jouer six finales et les gagner».
«La Zambie est une équipe jeune, très joueuse qui pratique un bon football. Ils vont de l'avant et posent problèmes à ceux qu'ils croisent. J’en suis conscient. Ça va se jouer sur des détails, parce que mentalement, mes joueurs sont bien armés».
«Cela va se jouer à des détails mais ça va être une belle finale. Après le crash de 1993, ils ont su reconstruire et repartir avec patience. On les respecte. Mais nous aussi, avec les événements en Côte d'Ivoire, on a à coeur de ramener le trophée. Le pays est derrière nous. Il y a beaucoup de prières et d'attente autour de cette équipe».
ALAIN GIRESSE (SELECTIONNEUR DU MALI) :
«On peut être fier»
«On a dû se priver de deux joueurs (Abdou Traoré et Modibo Maïga, Ndlr). On peut être fier du match qu'on a disputé. Il n'a pas manqué grand chose mais à ce niveau, ce détail est important. Prendre un but à ce moment (45ème minute de jeu, Ndlr), juste avant la mi-temps, c'est difficile. On est presque arrivé à bousculer cette équipe. On a mesuré ce qui fait la différence entre des joueurs qui ont une expérience du très haut niveau et une équipe qui est en train de se construire. Le Mali s'est élevé pour être au niveau de cette demi-finale. On va retrouver le Ghana qu'on a joué au 1er tour».
Quid de la petite finale, l’ancien international français répond : «Mais ce match pour la 3ème place est toujours très particulier, c'est l'affrontement entre deux équipes qui ont perdu. Il y a un aspect moral important, car chaque équipe est touchée moralement. Je ne peux pas savoir dans quel état moral sont les joueurs mais c'est mieux de finir 3ème que 4ème. Mais l'approche est toujours particulière, c'est pourquoi il y a des compétitions où cette finale n'existe pas».
Interpellé sur l’arbitrage par un journaliste malien, Giresse dira : «permettez de garder ma réserver de ne pas parler d’arbitrage. Mais je vous rappelle seulement que c’est le même arbitre qui a officie le match Zimbabwe-Mali. Souvenez vous de ce qui c’était passé». Sans commentaire…
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